Mon oeil comme guide #1
Les chemins sont propres et bien tracés. La première nuit après Lukla (aéroport à 2800m) on dort à Monjo dans un lodge agricole tenu par la tante de notre guide, on a encore le wifi et la douche, ce seront les derniers pour les 7 prochains jours. Ce ne fut pas une épreuve mais un bienfait. Perso j’ai déconnecté mes mails durant 20j, rien ouvert, que dalle, nada. Et vous savez quoi, au retour sur les 200 mails, y’en avait aucun d’important.Le lodge est une sorte de refuge de montagne. On est jamais beaucoup, parfois il n'y a même que nous, la saison ne bat pas son plein. Le but est de monter en puissance en altitude, soit à 5400m. Pour le passer "sereinement", car rien n'est jamais acquis, il faut donc s’acclimater, et chaque jour on passe un cap. La vallée du Khumbu possède une myriade de villages agricoles. Notre guide connait déjà les haltes, soit chez une tante, soit une cousine, et nous on découvre le lieu chaque soir différent. Si on va tout droit, c'est Sagarmatha, Everest en népali, nous on prend à gauche, vers la mythique Namche Bazar, village duquel on partira pour une boucle de quelques jours.
2. Les chemins sont les seuls liens entre les villages (j’exclue les hélicos qui polluent l’ambiance). Les locaux, les trekkeurs, les mules, les chevaux et les yaks les empruntent, et tous se croisent. Quand le chemin s’arrête, la passerelle prend le relai. A 10, 20 ou 50m au dessus du torrent, on déambule en gardant notre regard rivé sur nos pieds. Les seuls qui sont prioritaires sont les caravanes de yaks et de mules (qui sont elles chargées comme des...?). Qui aurait envie d’en croiser une au dessus du torrent?
3. Un jeune poker face
4. On marche généralement le matin, départ vers 7h30 du lodge. Les népalais sont lève tot, un peu comme le soleil, vers 5h, par contre le soir, faut rien leur demander. En traversant les villages, chacun vaque à ses occupations. C'était les vacances (la fête des lumières), alors les enfants trainaient partout. Ici la maison pile une céréale pour le repas du midi, tandis la chtite apprend le geste en la regardant.
5. Voilà la porte d'entrée du parc national de Sagarmatha, un endroit symbolique s'il en est, car c'est là qu'on paie la taxe du voyageur et qu'on s'enregistre. On fera de même au retour, pour qu'ainsi au final, les gardes sachent si il y a des disparus. Sur un poteau, l'affiche d'un disparu depuis...2014. Doit on encore espérer à son retour, sachant que dans ces montagnes, outre les avalanches et le froid, il y a l'ours et la panthère des neiges?
6. Tous nos cônes et bâtonnets de nos rétines sont en ébullition, souvent au détour d'un virage, on tombe là dessus. Face à nous à droite se trouve l'Ama Dablan culminant à 6812m, avec une arête qui fait peur; il se monte à la poignée jumar parait-il. Le pic est majestueux et se voit de loin car rien n'a poussé autour de lui. On a rencontré des gens qui l'ont fait, et notre respect allait vers eux.
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