Trop, Trop, Tropical
Accueilli dans l’avion d’Air Malaysia par un salamalekoum du pilote et la possibilité de lire le coran illustré sur mon écran tactile, je me dis qu’il ne pouvait rien m’arriver de grave.
Je vois le monde d’en haut. Là dessous tout parait beau, les fleuves se frétillent en méandres, les iles minuscules forment un puzzle aléatoire. Et pourtant dessous il existe beaucoup de misère. Avant-hier à Perpignan, à l’excellent festival de photojournalisme, je voyais des scènes dures d’enfants orphelins errants dans les cités malaises, ce soir je les survole et j'imagine la vie dessous.
1. Le maître de la photographie d'en-haut, Yann Arthus-Bertrand, ici à Perpi.Il présentait son film Human, et le livre qui va avec, allez voir et lire son travail, ça remet les pendules à l'heure.
27°c à l'ombre toute l'année, 2,5m de grosses pluies, et 90% d'humidité, bienvenue en Mer de Chine. C'est le début de la période de mousson. En ce moment il pleut tous les jours, un peu ou beaucoup. Me voilà en Malaisie, pays de 30M d'habitants, entourée des Philippines, Indonésie, Vietnam, Thaïlande, Cambodge, et Birmanie. J'attéris à Kuala Lumpur après 12h de vol, la capitale d'un pays divisé en deux par la mer. Ici on roule à gauche, le badminton est sport national, on parle malais et anglais, of course, on est gouverné par un roi, un 1er ministre et des sultans.
Je reste ici 7 jours, pas un de plus, un aller retour boomerang pour 6h de décalage positif. Ce ne sera pas itinérant car je reste sur l'île de Langkawi, 30km de long. Pas de bol, je tombe dans un hôtel miteux, avec dans ma chambre un crapaud et une blatte. J'y vois là deux signes de bienvenue, un pour ma nationalité, l'autre pour mon métier. La Malaisie sait accueillir l'étranger. Le congrès regroupe 120 personnes à l'international qui vont parler de la lutte contre les ravageurs en agriculture en utilisant la lutte biologique ; c'est notre proooojet.
So far, so good




